Elzo le Magnifique
Bienvenue dans le monde étrange et merveilleux d'Elzo: psychédélique, kaléidoscopique, surréaliste. C’est là le genre de qualificatifs qui viennent à l’esprit lorsqu’on évoque le travail d’Elzo. Comme du Monty Python sous acide, son travail extrêmement singulier mêle des couleurs et des formes qui traversent les styles comme les époques. Lacoste L!VE a rencontré l’homme qui se cache derrière ces folies....
Elzo, qui es-tu, ou plutôt quoi es-tu ?
Je suis illustrateur ! Je réalise des collages à partir d’éléments que je pioche un peu partout. Il peut s’agir de vieilles gravures, de dessins humoristiques, de photos, etc. Je vais ensuite les combiner, les déformer et les colorer par ordinateur. Généralement, quand j’ai terminé, j’imprime tout ça. Le résultat peut être assez bariolé, comme il peut être tourmenté à d’autres moments. En tout cas, il se révèle souvent psychédélique, et se situe à mi-chemin entre l’illustration pure et le design graphique.
Comment as-tu débuté ?
Je dessine beaucoup, depuis tout jeune, et j’ai fait des études de graphisme.
Comment en es-tu venu à collaborer avec Lacoste L!VE ?
Ils m’ont juste demandé de faire une illustration pour un T-shirt. Je suis impatient de voir le résultat final.
Tu as l’habitude de travailler avec des marques de vêtements ?
Non, pas vraiment.
Et du coup, ce projet t’a paru plus difficile à aborder ?
Non, pas spécialement. Ils m’ont demandé de démarrer autour de l’idée d’un masque africain, et à partir de là j’ai développé mon style personnel. J’aime travailler comme ça : c’est toujours intéressant de pouvoir se montrer créatif en respectant les limites imposées par un cadre. Je pense que c’est de ce genre de contraintes que naissent les travaux les plus géniaux.
Ce numéro de notre magazine est consacré à Tokyo. Tu y es déjà allé ?
Non mais j’aimerais beaucoup ! Pour être honnête, j’ai été très influencé par certains artistes japonais, ou en tout cas je les ai aimés avec passion : Keiichi Tanammi, Keiti Ota, Tadanori Yokoo, pour ne citer qu’eux. Et je ne parle même pas du cinéma et du graphisme.
Quels liens vois-tu entre la marque Lacoste L!VE et Tokyo ?
Le principal point commun, c’est le respect de la tradition, associé à un certain éclectisme. Au Japon, on voit des trucs dingues : le look des gens, la culture pop complètement folle, les gadgets futuristes. Mais il y demeure malgré tout un profond amour pour l’héritage de la culture traditionnelle, qui ne s’éteindra probablement jamais. Lacoste pratique le même mélange : on y entretient le patrimoine, tout en s’intéressant à mille choses nouvelles.
C’est exactement ça ! Peux-tu nous parler de tes projets à venir ?
J’ai plusieurs expos en préparation, à Barcelone, Lille, Paris avec l’Arts Factory… Il y a également des projets plus confidentiels dans les tubes, et je préfère donc garder ça pour moi pour l’instant.
Pas de problème ! Qu’est-ce qui te fait avancer sur le plan créatif ?
Ma technique s’appuie vraiment sur les images et les documents que je découvre. Du coup, si je découvre un truc génial, j’ai généralement envie d’en tirer de nouvelles images. Ce que je trouve détermine en fait là où je vais.
